Partager l'article ! LES PROPRIETAIRES BAILLEURS CONFRONTES A LA PRECARISATION DES LOCATAIRES: Pour info : Le phénoméne ne date pas des "subprime" ni de la ...
Pour info :
Le phénoméne ne date pas des "subprime" ni de la crise économique : le profil de la solvabilité des candidats à la location dans le parc locatif privé s'est considérablement modifié au cours de
ces derniéres années sous les effets conjugués de la flambée de l'immobilier, de la stagnation des revenus et des évolutions de la société. Face à cette situation, les propriétaires bailleurs
tentent de sécuriser leurs locations en exigeant des situations professionelles solides et des revenus jusqu'à quatre fois le montant du moyer et des charges, et en systématisant la demande d'un
cautionnement d'un parent ou d'un proche présentant lui-même une solvablité suffisante, ce qui exclut du marché locatif privé une part de plus en plus large de la population. Face à cette
injustice, les pouvoirs publics tentent de progresser vers une mutualisation générale du risque locatif dispensant les bailleurs de sécuriser leur location par leurs propres moyens ....

Dans le parc locatif privé, l'étude des dossiers de candidat locataire repose sur la solvabilité et la pérennité des revenus pris en compte.
Sur le premier critére, la pratique communément admise par les bailleurs voudrait que le loyer mensuel et les charges ne représentent pas ensemble plus de 33% des revenus mensuels du ou des
locataires. A noter toutefois que de nombreux bailleurs - dont des institutionnels - exigent un ratio inférieur, jusqu'à 25%
Il doit être également précisé que la composition des revenus pris ou non en compte par les bailleurs impacte fortement le ratio de solvabilité : ainsi chez les professionnels de la location,
l'exclusion des revenus issus des transferts sociaux - notamment allocations familiales, chômage - est généralement de mise. Or, entre 1988 et 2008, le taux d'effort brut des locataires dans le
secteur libre est passé de 20 à 30 % - mais en tenant compte des prestations sociales lesquelles représentent jusqu'à 50% du revenu disponible chez les ménages modestes et jusqu'à 25% dans les
classes moyennes
De ce fait, et compte tenu de l'exclusion des ressources à caractére "social"par les bailleurs, la ligne jaune du taux d'effort à 33% est de plus en plus souvent franchie par les candidats à la
location pour s'établir actuellement dans une fourchette moyenne comprise entre 33 et 40 %.
à bientôt
Nathalie LE MAIRE
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