Partager l'article ! INSALUBRITE, COMMENT L'ENRAYER ?: Première Partie La notion d'insalubrité recouvre des définitions très vastes. Ce ...
Première Partie
La notion d'insalubrité recouvre des définitions très vastes. Cest au début du XX e siécle que la définition de l'insalubrité se précise et s'étend, elle recouvre alors le champ de l'habilitabilité et parfois même du confort. C'est à cette époque que l'intervention publique devient une réalité et définit les causes les plus récurrentes qui restent pour certaines d'actualité : l'humidité, le défaut d'air et de jour , l'absence d'eau salubre, le mauvais état des planchers, des parquets ou des carrelages, les infiltrations par les toitures, l'exiguité des pièces habitées, l'encombrement, l'insuffisance de hauteur de plafonds, l'absence de cheminées, le défaut de tirage des tuyaux de fumée ...
A une période beaucoup plus récente, le soutien de l'action publique en faveur de la réhabilitation par les propriétaires privés du patrimoine ancien, conduit à fixer des normes minimales d'habitabilité( décret du 6 mars 1987), qui aident indirectement à éradiquer l'insalubrité. Malgré tous les progrés réalisés, les problémes du saturnisme par exemple, montre qu'une certaine forme d'insalubrité peut encore frapper les familles socialement les plus fragiles.
La sensibilation aidant, on arrive enfin au décret de janvier 2002, qui établit une codification technique relativement normée, en matiére de sécurité physique et de santé, d'équipement, de confort et de surface habitable.
L'insalubrité peut frapper partout
L'insalubrité est une notion à la fois précise et floue. Les différents marqueurs permettant de définir l'insalubrité d'u logement sont connus, mais le degré d'insalubrité, sauf dans quelques cas sans discussion possible reste souvent difficile à quantifier. On parle souvent de nos jours de "situations d'insalubrité". Ces siuations peuvent être permanentes, ponctuelles, liées à des raisons techniques et , ou des façons d'habiter.
Récemment, la législation est encore intervenue pour protéger les occupants de logements insalubres, par une ordonnance du 15 décembre 2005.
A côté de cette insalubrité reconnue et souvent affectée à des bâtiments entiers, existent des cas d'insalubrité beaucoup plus insidieux, et qui peuvent se rencontrer dans tous les quartiers, toutes les constructions et tous les niveaux de la vie.
En effet les télescopages entre des matériaux sensibles et des conditions particulières de vie, de chauffage, de ventilation et de degré d'hygrométrie, peuvent parfaitement amener à des situations d'insalubrité dans des constructions bien "habitées" et parfaitement entretenues.
Traquer les terrains favorables
L'hygiène, l'entretien, la ventilation, l'aération .. sont des principes de base à respecter pour éviter les situations
d'insalubrité, mais ils ne sont pas toujours suffisants.
Certains types d'habitat vont être plus que d'autres sensibles à ces risques
La mérule, champignon dévastateur, peut par exemple s'installer très rapidement dans des lieux normalement entretenus. Cest le cocktail humidité , présence de bois et manque de lumiére qui peut tout faire basculer, une situation assez courante dans des caves d'immeubles anciens.
Des fuites d'eau insidieuses, faibles mais continues, peuvent aussi amener à un résultat similaire.
Autre exemple, les logements anciens bien entretenus peuvent se dégrader rapidement avec l'apparition de condensation et de moisissures, il faut assurer un renouvellement quotidien de l'air.
J'ai d'autres astuces à vous communiquer ..
à bientôt pour la deuxième partie
Nathalie Le
MAIRE
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