Le blog de Nathalie LE MAIRE
Pour info :
Le phénoméne ne date pas des "subprime" ni de la crise économique : le profil de la solvabilité des candidats à la location dans le parc locatif privé s'est considérablement modifié au cours de
ces derniéres années sous les effets conjugués de la flambée de l'immobilier, de la stagnation des revenus et des évolutions de la société. Face à cette situation, les propriétaires bailleurs
tentent de sécuriser leurs locations en exigeant des situations professionelles solides et des revenus jusqu'à quatre fois le montant du moyer et des charges, et en systématisant la demande d'un
cautionnement d'un parent ou d'un proche présentant lui-même une solvablité suffisante, ce qui exclut du marché locatif privé une part de plus en plus large de la population. Face à cette
injustice, les pouvoirs publics tentent de progresser vers une mutualisation générale du risque locatif dispensant les bailleurs de sécuriser leur location par leurs propres moyens ....

Dans le parc locatif privé, l'étude des dossiers de candidat locataire repose sur la solvabilité et la pérennité des revenus pris en compte.
Sur le premier critére, la pratique communément admise par les bailleurs voudrait que le loyer mensuel et les charges ne représentent pas ensemble plus de 33% des revenus mensuels du ou des
locataires. A noter toutefois que de nombreux bailleurs - dont des institutionnels - exigent un ratio inférieur, jusqu'à 25%
Il doit être également précisé que la composition des revenus pris ou non en compte par les bailleurs impacte fortement le ratio de solvabilité : ainsi chez les professionnels de la location,
l'exclusion des revenus issus des transferts sociaux - notamment allocations familiales, chômage - est généralement de mise. Or, entre 1988 et 2008, le taux d'effort brut des locataires dans le
secteur libre est passé de 20 à 30 % - mais en tenant compte des prestations sociales lesquelles représentent jusqu'à 50% du revenu disponible chez les ménages modestes et jusqu'à 25% dans les
classes moyennes
De ce fait, et compte tenu de l'exclusion des ressources à caractére "social"par les bailleurs, la ligne jaune du taux d'effort à 33% est de plus en plus souvent franchie par les candidats à la
location pour s'établir actuellement dans une fourchette moyenne comprise entre 33 et 40 %.
à bientôt
Nathalie LE MAIRE
Beaucoup de commentaires sont écrits à ce sujet. Mais le plus souvent les propriétaires, très fortement attaqués ne peuvent plus prendre la parole. Tous leurs points de vue sont immédiatement et très durement critiqués. Il serait pourtant utile d'entendre leur propos qui est loin d'être absurde et anti social.
Il faudrait tout de même se rendre compte que sans leur concours, une grosse partie de la population serait à la rue. Serait-il possible d'imaginer les efforts que ceux-ci font pour acheter, réparer, doter du confort exigé, avant de mettre leur logements sur le marché de la location. Souvent une vie entière. donc il est parfaitement logique et même indispensable qu'ils prennent des mesures de garantie afin de pouvoir continuer à rendre le même service.
Ils n'ont pas que des rentrées de loyers et charges de la part des locataires. Ils ont aussi des impots bien plus lourds que ceux sur le revenu du travail, des frais d'entretien non compris dans les charges du locataire bien sûr, et bien d'autres frais et assurances, sans compter les inter^ts des crédit. Pour finir, ils sont souvent là en cas de problème dans le logement loué. même en vacance; quelques fois pour des choses très insignifiantes.
Alors si en plus, ils ne doivent pas recevoir le moindre remboursement, c'est souvent le cas, et même bien pire lorsqu'un locataire décide de ne plus payer quel qu'en soit le motif, c'est le propriétaire qui remplace l'état dans son rôle de soutien social en épongeant la dette du redevable, d'autant que lors d'une procédure somme toute très onéreuse, tout a été mis en place pour que le locataire soit conforté par un système où il est souvent considéré insolvable? Pour quel motif ces fameuses ressources dont vous parlez venant des aides sociales dont les allocations logement, ne sont pas considérées comme telles par les tribunaux en demeurant insésissables.
Il faut que cela cesse.Quand les revendications des propriétaires seront-elles enfin prises en considération, puisqu'en justice on a étabi une règle d'or, celle du contradictoire.
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